dimanche 12 février 2012

Chemins à part

Je n'emprunte plus les chemins
Où le soir l'on s'était rejoint
Où le soir la lune fidèle
Venait nous apporter des ailes
Et s'employait en réverbère
La conscience pour tout cerbère
Les enfants se tiennent la main
Ils ont peur, ils oublient demain

Il manque une part de soi
Elle est trop mince la part
Qui me reste de toi

J'en emprunte de ces chemins
Où le jour au soir se rejoint
Où le soir la lune fidèle
Vient apporter sa ritournelle
Et s'emploie comme lampadaire
Dressée en conscience sévère
Les enfants recherchent des mains
Ils ont peur, ils voient à demain

Que peut-il manquer, à part soi ?
Elle est trop mince la part
Qui me reste de toi

2 commentaires:

  1. sensible, le mot est sensible
    le chemin
    ne pas le quitter de l'oeil
    même si..
    sa surface, son contour,
    jamais le même,
    suivant l'heure
    la lumière ou la saison
    va savoir
    il en reste quelque chose
    il en reste toujours quelque chose
    même si ce n'est que du douloureux
    Christine

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  2. Alors un autre chemin encore
    en dedans ou dehors
    marqué du pas et de la canne
    à emplir la besace
    d'autres parts, autre part
    souriant pugnace
    aux douleurs, aux candeurs...

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